Agatha Christie : les meilleurs


Mon dernier article m’a donné envie de rendre hommage à une des écrivains les plus prolifiques de la campagne anglaise, la Reine du Crime, l’un des auteurs les plus connus du monde, Agatha Christie.
On ne la présente plus, à part que ce cette native du Devon (1890-1976) s’est mariée deux fois, a publié plus de 80 romans et a reçu la distinction de Dame Commandeur de l’ordre de l’Empire Britannique en 1971.

Je vais donc vous présenter brièvement ses meilleurs romans, la rangée Agatha Christie d’une bibliothèque idéale à mes yeux.

1) le Meurtre de Roger Ackroyd, 1926

Peut-être le plus travaillé et le plus célèbre des romans de Christie. Un roman à la première personne où Poirot, le voisin belge qui cultive son potager, n’a pas le rôle principal. A King’s Abbot, le docteur Ackroyd est retrouvé assassiné dans son bureau, poignardé. Poirot accepte de se charger de l’enquête. Tous les habitants de la maison sont interrogés et pourraient être le coupable, et un tour de force de narration permet finalement à Agatha Christie de dénouer l’intrigue dans les dernières pages. Le livre a été très critiqué à sa parution par les auteurs de roman policier, ils voyaient dans la pirouette narrative constitutive du livre une atteinte aux principes du roman policier de l’époque. Mais cela a donné le seul roman de Christie où l’on se souviendra toute sa vie de qui est le meutrier, et qu’on lira et relira pourtant avec énormément de plaisir.
Ne lisez surtout pas la page Wikipedia du roman, le nom du coupable est donné dans les premières lignes…

2) Cinq petits cochons, 1942

Nouveau défi pour Hercule Poirot : résoudre un crime vieux de 16 ans. Une jeune femme sur le point de se marier veut connaître la vérité sur la mort de son père, peintre à succès, empoisonné, meurtre pour lequel sa femme avait été accusée et condamnée. Poirot accepte de relever le défi malgré l’absence totale d’indices, se basant uniquement sur les témoignages et les souvenirs des membres de la famille. 5 personnes, 5 récits, et Hercule Poirot – quel héros – résous l’énigme grâce à un simple souvenir olfactif datant de plus de 15 ans. Un roman subtil, quelques jours dans une campagne ensoleillée sous la glycine, un de mes préférés.

3) La Maison Biscornue, 1949

Mon préféré. Et en passant, l’un des deux préférés de la romancière elle-même. Un roman fin, subtil, un drame familial qui donne la chair de poule. Trois générations habitent dans une maison des environs de Londres. Le grand-père est retrouvé mort à cause de son médicament contre le glaucome. Sa petite-fille Sophia, très éprouvée, annonce à son fiancé qu’il n’y aura pas de mariage tant que l’enquête n’aura pas abouti. Charles, son fiancé, le narrateur et maître de l’enquête, tente de démêler le vrai du faux dans les témoignages. Je n’en dirai pas plus de peur de gâcher le dénouement le plus incroyable de la carrière d’Agatha Christie. Mais lisez-le vite…

4) le Vallon, 1946

Un médecin est retrouvé mort au bord de la piscine de la propriété Le Vallon, où il passait le week-end. Sa femme est à côté de lui, un pistolet à la main. Apparemment une affaire très simple pour Hercule Poirot qui essaie de démêler l’affaire, finalement très complexe. Le Vallon est assez particulier puisque le roman donne peu d’importance à l’énigme. En revanche les personnages sont très complexes, bien construits et analysés. Hercule Poirot donne beaucoup plus d’importance à l’intuition et le roman est ainsi très fluide et agréable à lire.

5) Dix Petits Nègres, 1939

Est-il encore besoin de présenter ce chef-d’oeuvre absolu ? Dans la région natale de l’auteur, dix inconnus sont réunis sur une île. Ils partagent un lourd secret, chacun a été un jour responsable d’un crime. Ils sont absolument seuls sur leur île, mais sont assassinés les uns après les autres, au rythme entêtant d’une comptine glaçante, chaque mort matérialisée par la destruction d’une statuette. Ce roman fait partie des livres les plus publiés, premier roman policier au monde et septième tous livres confondus.
On se souviendra éternellement du rythme des couplets et des morts, de l’intrigue qui se ressert à chaque nouveau cadavre, vers une fin inexorable et angoissante.

Un petit nègre se retrouva tout esseulé
Se pendre il s’en est allé
N’en resta plus… du tout.

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