La Mort dans les Nuages, Agatha Christie


14H de train pour partir à Bénarès, heureusement que j’ai glissé une bonne vieille valeur sûre dans ma poche. Le livre est jauni, acheté dans une brocante sur l’île d’Yeu cet été, il sent bon les années sur une étagère poussiéreuse. La Mort dans les Nuages, un petit Agatha Christie rapide et efficace, a été mon compagnon ce week-end. Evidemment c’est un Hercule Poirot, je ne lis pas les Miss Marple.

Un groupe de douze personnes prend l’avion de Paris à Londres. Dans les passagers, Hercule Poirot, une jeune coiffeuse fascinée par un dentiste en pull bleu, une lady et sa femme de chambre, une vieille prêteuse sur gage, un couple de frères archéologues, un écrivain de roman policiers, un médecin, bref, la galerie classique. Evidemment, ils ont l’air de parfaits inconnus mais comme dans une bonne pièce de théâtre on se rendra vite compte que leurs chemins sont tous liés.

Pendant la traversée, Madame Giselle, la prêteuse sur gage parisienne, « laide à faire peur », est retrouvée morte, une piqûre dans le cou. Une abeille vrombissante dans l’avion laisse croire à une mort accidentelle, mais grâce au flair d’Hercule Poirot qui retrouve un dard empoisonné, le lecteur sera finalement guidé sur la piste d’un crime commis de sang-froid, et devant toute une assemblée.

Un petit roman court, classique et efficace. Toujours le personnage de la jeune ingénue un peu cruche, qui permet à Christie de donner libre cours à ses élans romantiques. La Mort dans les Nuages est un condensé des techniques préférées d’Agatha Christie : meurtre en huis clos devant témoins, enquête méticuleuse sur des indices fascinants tels que des mouchoirs de poche tachés d’encre et des cuillers en argent, et au final un retournement de situation où le gentil est en fait le méchant.

On pourrait reprocher à Agatha Christie de ne pas avoir donné toute la subtilité dont elle a fait preuve dans certains de ses romans. On pourrait également lui reprocher de ne pas avoir donné beaucoup d’étoffe à ses personnages et à l’intrigue. En quelques mots, ce n’est pas Dix Petits Nègres, le Vallon ou le Meurtre de Roger Ackroyd, mais c’est quand même un bon moment qui rappelle tous ceux qu’on a pu passer avec un polar dans un canapé moelleux avec une théière fumante. Et quand on est en Sleeper’s Class dans le train en Inde, ça fait bien plaisir…

♥♥●●● –2/5

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Publicités