Archives de Catégorie: Paris

Les Heures souterraines, Delphine de Vigan

Les heures souterraine est un roman envoûtant et universel. L’auteur a le talent de faire très bien avec très peu, ce qui est malheureusement assez rare dans le paysage littéraire. Les personnages sont simples et complets, l’intrigue n’a pas besoin de beaucoup pour avancer et l’on est vite happé par la spirale infernale dans laquelle l’auteur nous emporte.

 Mathilde a trois enfants dont elle s’occupe seule depuis la mort de son mari. Au fond du gouffre à sa disparition, un chef d’entreprise lui tend une main salvatrice et l’a aidée à s’en sortir il y a huit ans. Mais un matin, sans raison, son patron se met à la détester et à l’exclure petit à petit. Mauvaise foi, coups bas, tout est permis, et la descente aux enfers va extrêmement vite. A partir du moment où elle l’accepte, elle laisse filer le temps. En parallèle, un médecin à domicile quitte sa petite amie, persuadé qu’elle ne lui rend pas ses sentiments, et passe son temps coincé dans le trafic, dans l’attente, anonyme et solitaire.

Mathilde et Thibault sont deux victimes muettes d’un monde où il n’y a pas de place pour les gens qui décrochent. Implacables, les journées avancent, et pour ceux qui sont poussés hors du train, c’est difficile d’y remonter. La détresse émotionnelle est invisible et terrifiante. J’ai beaucoup apprécié le fait que Delphine de Vigan fasse le choix de prendre des personnages qui pourraient être n’importe lequel d’entre nous. Elle aurait pu traiter ce sujet de mille autres façons, en faire un postulat politique, social, mais non. La violence avec laquelle est traitée Mathilde nous met d’autant plus mal à l’aise qu’on en est tous témoins, comme lecteurs et dans nos vies.

♥♥♥●● – 3/5

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Sulak, Philippe Jaenada

sulak

Sulak n’est pas un roman facile d’approche. Comme son personnage principal, il faut l’endurer longtemps pour commencer à l’apprécier. Vulgaire, direct et provocateur, ce roman de Philippe Jaenada est agressif et franc, sans détour, comme une confession qu’on n’a pas envie d’entendre mais qui finit par faire partie de notre vie.

Bruno Sulak, le personnage principal de ce roman éponyme, est un personnage aux multiples chapeaux même si peu d’entre eux sont respectables. Ancien légionnaire et parachutiste, il devient après avoir déserté un braqueur qui en découd avec la société au nom de la liberté. Entouré de deux comparses, il offre à la justice française une décennie de casse-tête et de course poursuite jusqu’à une fin mystérieuse.

Dit comme ça, cela a l’air passionnant me direz-vous. Effectivement, le texte ne manque pas de rebondissements et de panache, mais la foule envahissante de personnages, la grossièreté du discours qui semble directement retranscrit du fond des cafés sombres et l’incroyable et inutile généalogie des protagonistes ne font pas de ce roman une promenade de santé. Je comprends bien que c’est voulu mais c’est trop. A mes yeux, le personnage de Sulak aurait mérité un peu plus de grâce pour mieux mettre ses outrages à la loi en valeur. Et puis bon… je crois que je n’aime pas les voyous.

♥♥● –2/5

Les années 80 n’ont que six mois. Personne évidemment ne le sait encore (…), mais les « années fric » viennent de commencer – il est cela dit amusant que les années fric soient le petit nom attitré des années 80, comme si les années 90 étaient les années ping-pong et les années 2000, les années tarte aux pommes. Le fric commence à s’étaler partout, camelote clinquante à la foire, tout brille, tout tente, corrompt, on ment, on arnaque, on parade.

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L’amour dure trois ans, Frédéric Beigbeder

Je ne donnerai pas trop de mon temps pour parler de ce livre, pas plus que nécessaire pour donner mon avis. J’ai rarement autant détesté un ouvrage. L’amour dure trois ans est un petit texte facile, inintéressant, narcissique et prétentieux, aussi pauvre que superficiel.

Marc Marronnier raconte à la première personne ses tristes aventures amoureuses et sa vision bien personnelle de l’Amour. Pour lui c’est un fait, l’amour dure trois ans et ne survit pas à la tentation de l’adultère et à l’ennui. Il raconte dans les grandes lignes son premier mariage, un premier échec, et la raison de cet échec, son aventure avec la femme de son meilleur ami. Il ne s’implique jamais dans ses relations, juge le moindre sentiment sincère avec mépris et mondanité, ne croit en rien et s’applique à échouer dans tout ce qu’il entreprend. Il n’a pas d’amis, pas d’amour, ne distingue plus le vrai du faux et se perd dans des digressions parisiennes sur la superficialité des gens qui l’entourent.

On colle à sa peau comme une chemise sale, il nous tient dans sa poche comme s’il avait besoin d’un témoin, d’un voyeur qui observe sa vie. La première personne est omniprésente et on n’a aucune distance avec le narrateur, qui partage chaque petit détail, même les plus humiliants. Il n’existe pas par lui-même, seulement dans notre regard, et nous choque pour créer une réaction et se sentir vivant.

Je me suis sentie insultée et salie par ce texte. Par le fait qu’on m’a infligée de passer une heure dans la tête d’un imbécile sans profondeur. Tu veux faire du Brett Easton Ellis, tu veux choquer ? Assume le et engage toi réellement dans ton texte. Ce livre est inutile et facile, c’est une mauvaise chanson qui rime trop facilement, c’est un vêtement criard et vulgaire mal recopié des collections haute couture. Par pitié ne l’achetez pas.

●●●●● –0/5

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La trilogie de Katherine Pancol

Pancol

Cet été, j’ai fait le choix sans doute très bête – mais qui sur le moment me paraissait une obligation – de ne lire que des livres qui ne me causeraient pas de nuit blanche pour privilégier tout ce que je devais faire pour mon mémoire. Je ne suis pas allée à la plage, mais j’ai choisi les livres de plage. Le résultat est là, en à peine deux semaines j’avais lu les trois tomes des livres de Katherine Pancol, une série qui ne porte pas de nom à ma connaissance et dont je vais, par transparence intellectuelle, vous parler quelques minutes.

Les Yeux jaunes des crocodiles plante le décor. Deux sœurs que tout sépare, l’une, Iris, obsédée par l’argent et le confort, l’autre, Joséphine, historienne bohème en banlieue qui tente de joindre les deux bouts. Et les deux sœurs se retrouvent malgré elle dans une aventure complètement folle, l’écriture d’un roman, pendant que le mariage de Joséphine va à vau-l’eau. La Valse lente des tortues suit la mort du mari de Joséphine au Kenya, et le déménagement de la famille vers Passy. Elle s’occupe toujours de ses filles dont l’aînée part à Londres étudier la mode. Leur tranquille quartier est ébranlé par une série de meurtres, et Joséphine est troublée par un beau jeune homme et son beau-frère. Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi , le dernier volet de la trilogie (que j’essaie tant bien que mal de rendre trépidante), – et là j’avoue que en lisant le quatrième de couverture j’ai failli ne pas l’ouvrir – combine un peu les deux premiers romans, rassemble les familles mais dans une configuration différente (très XXIe siècle), mais on s’ennuie et le roman disparaît vite de la mémoire. A part que c’était devenu trop bobo.

J’ai énormément ri en lisant la critique de Patrick Besson dans Le Point, qui se moque des titres choisis et lui suggère entre autres : « Les haricots ne cuisent pas tout seuls dans la casserole », mais on ne peut pas nier que c’est tout de même une romancière qui sait ce qu’elle fait, qui a connu un succès monstrueux, et qui sait raconter une histoire. Ses personnages sont simples, mais tout est là comme dans une bonne série télévisée, avec des gros rebondissements qui fait que le soir quand on reprend la lecture, on se souvient vite où on en était. Ses thèmes sont universels et s’ils permettent de faire lire ceux qui sont hermétiques aux livres, eh bien tant mieux.

● –1/5

Juste pour le plaisir, le fameux quatrième de couverture (attention pépite)

Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident.
Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails.
Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue…
Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

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Une année studieuse, Anne Wiazemsky

Rentrée littéraire de Manon Lisait avec le plus parisien des romans que j’ai lu dans les six derniers mois : Une année studieuse, d’Anne Wiazemsky.  Une vraie bouffée de Paris, de France, de maisons de campagne, de lycée, de pavés et de salades de fruits qui ont du goût. Nous sommes parfaitement de saison puisque le roman commence avec les résultats du bac (manqué) d’Anne, en 1966, groupie du cinéma français et surtout de Jean-Luc Godard, à qui elle a écrit une lettre d’amour et qui sera follement épris d’elle.

Une folle histoire d’amour commence entre la jeune mineure de 19 ans et le cinéaste de 36. La famille d’Anne (elle est la petite fille de François Mauriac) est catholique et conservatrice et ne voit pas leur idylle d’un bon œil. Elle ira pourtant jusqu’au mariage, une cérémonie secrète et expédiée au fin fond de la Suisse. Leur histoire discrète fait parler et rêver, Jean-Luc fleur-bleue comme on n’aurait jamais imaginé lui offre une voiture alors qu’elle ne conduit pas, la surveille à Nanterre, l’initie aux mouvements maoïstes, la charme par son réseau, son sens artistique, sa culture, ses moyens, bref, c’est l’amour fou, mais un amour d’enfants, candides et très loin de garder les pieds sur terre.

Roman d’émancipation disent certains, pour moi non, la seule émancipation est celle que vit la société française à l’époque. Anne évolue par caprices et par amour plus que par volonté consciente de rébellion. Elle reste une très jeune fille, très amoureuse et très ignorante, étudiante effacée et influençable. Elle suit les groupes qu’elle rencontre, heureusement elle est extrêmement bien entourée comme vous pourrez le voir à la lecture du texte. Justement à mes yeux la plus grande qualité du livre est de respecter cet angle de roman d’apprentissage et de l’héroïne qui suit sa vie comme elle arrive. Elle est si jeune, si inexpérimentée, si immature, et la romancière réussit justement à retrouver le ton et le point de vue de la jeunesse. Elle a dit à l’Express « ce n’était pas la femme d’aujourd’hui qui devait donner son point de vue, il me fallait m’immerger dans mes années de jeunesse », pari gagné puisque le ton est extrêmement juste.

Who’s who du gratin du cinéma et de la littérature française, panorama de Paris en 66-67 dans les yeux d’une bachelière amoureuse et émerveillée par tout ce qu’elle voit, Une année studieuse est une lecture rapide, facile, mais agréable. Certainement un bon choix quand il fait cette chaleur, et rien de mieux qu’un beau Gallimard pour crâner sur la plage (le nom imprononçable de l’auteur est juste la cerise sur le gâteau). Faites-vous plaisir de temps en temps et prenez une heure pour imaginer ce que serait votre vie si vous étiez à la place de la jeune Anne. Bonne lecture !

♥♥● –3/5

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L’Envie, Sophie Fontanel

Le « sexe idéal » n’est plus, ou du moins c’est l’absence de sexe. Sophie Fontanel, que nous connaissons toutes par Elle, nous livre dans l’Envie son histoire vraie, celle d’une femme qui choisit l’absence de sexe. Un jour, une fois de trop, une mauvaise expérience superfétatoire lui retire l’envie d’avoir une vie sexuelle. Transparente, simple et pleine d’humour, Sophie Fontanel nous fait découvrir ce que c’est que de ne plus être normale, de choisir la solitude sexuelle et de l’assumer devant ses proches,

Histoire vraie, ce roman de quelques pages que l’on dévore en peu de temps est d’une simplicité désarmante. Le texte, oral et humoristique, c’est ce que pourrait vous confier votre meilleure amie un soir autour d’une tasse de thé. Il vous touchera, mesdames, droit au coeur, car chacune de nous s’est déjà posé la question. Celle de la norme, celle du désir, celle de l’amour idéal.

Loin du phénomène de mode, ce texte intime et tendre met chacune de nous face à sa vision de son corps et face à ses choix dans la vie. Regarde-toi dans la glace et demandes-toi si tu es heureuse de ta vie. Et prend les décisions qui vont avec. On pourrait parler de n’importe quoi, de sexe, de régime, de voyages, l’important c’est de faire ce choix. Et de le faire pour soi.

Pas la peine d’en dire plus, je transcrirai seulement mes passages préférés. Et je vous invite à aller acheter ce roman, à lire ses 160 pages en caractère 14, et à le transmettre au gynécée de votre entourage.

♥♥♥ –5/5
Chut, je lis.

p62

Aussitôt il me demanda si j’étais quelqu’un de très seul. Je n’arrivais pas à décider s’il le devinait ou s’il espérait et voulait m’épouser. Les contes de fées n’existent plus dès que l’on fait l’amour. Je n’avais pas de besoins et l’inespéré me tombait dessus. Ces choses semblent un jour normales au rêveur. « je suis très seule, et vous? » j’osai. « Moi, souffla-t-il, moi rien. » Il ajouta : « moi, heureusement j’ai un Monet… » Je sus très exactement de quelle sublimation il parlait, je voyais un refuge dans l’art. J’avais pour projet de vivre dedans, sans Monet, avec mes livres, les beaux films, la musique. Je donnai un doux, un confraternel coup à l’épaule de cet homme. Il m’enlaça, non sans expliquer à la tablée que je lui étais sympathique. Je venais d’apprendre qu’une grande solitude sait toujours parler à une autre.

p110

Je peux témoigner qu’un chagrin d’amour, ça peut être sans amour. En me regardant dans la glace le lendemain, à la place de mon corps, de mon visage et de mes poignets que j’agitais pour vérifier, je n’avais plus que ma personne indéterminée. Moi anciennement le miroir de mes amis, en une nuit j’étais devenue une forme floutée, de celles qu’on voit à travers un carreau de cathédrale. N’importe quoi se révélait plus solide que mon être : en transparence, je croyais deviner les objets derrière moi.
Je m’assis par terre, la tête dans les coudes. J’étais condamnée. J’irais me jeter d’un pont, dans la Loire où l’eau est la plus dangereuse. Je me laisserais tomber du haut d’un barrage. Je ne pourrais plus vivre car je réalisais que la vie physique, c’est un autre qui vous la donne. Longtemps après l’enfance, longtemps après votre mère, il faut que quelqu’un s’obstine à répéter : « ça ce sont tes yeux : ça, c’est ton dos, tes mains, tes cils, tes dents, ta peau, des pépites dans ton iris, ton dos moucheté, ton bras est un javelot… » Sinon on ne sait pas.

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Ma librairie parisienne chérie

Au numéro 244 de la rue de Rivoli se niche le salon le plus agréable de Paris. Salon de thé ? Salon de coiffure ? Spa ? Non, juste une librairie, comme on en voit dans les films américains des années My fair Lady. Presque au pied de la Concorde, le long des jardins des Tuileries, près de la rue du Faubourg Saint Honoré, entourée de belles choses et de jolis magasins, d’immeubles qui ont fait l’Histoire de la capitale, et de touristes japonais, il y a la librairie Galignani. Nom imprononçable, féroce compétiteur anglophone à deux pas, ne vous laissez pas impressionner et entrez dans la maison.

Si j’avais un appartement, c’est à cela que ressemblerait le salon. Une longue pièce de boiseries sombres, peut-être de l’acajou, des étagères jusqu’au plafond, et surtout, des livres partout. A droite de l’entrée, les livres de poche. En face, les beaux livres d’art. Vous cherchez une édition rare, un livre précieux, il y sera, venez fouiner dans ces piles d’ouvrages choisies avec soin.

Le petit mot de la librairie :

Les Galignani furent parmi les premiers à utiliser la nouvelle invention de l’imprimerie pour diffuser leurs livres auprès d’un plus large public. Dès 1520, Simone Galignani publie à Venise une grammaire latine (le plus ancien « Galignani » que nous connaissions). Mais leur grand succès de l’époque sera la Geografia de PTOLEMAUS publiée pour la première fois en 1597 ; véritable bestseller du XVIeet  XVIIe, Galignani en fera de multiples éditions.

A la fin du XVIIe siècle, Giovanni Antonio Galignani, né près de Brescia, quitte Venise alors en déclin, pour Londres, puis Paris. C’est là qu’il ouvre en 1801, rue Vivienne, une librairie, un cabinet de lecture spécialisé dans les ouvrages en langue anglaise, tout en continuant son activité d’édition et en y ajoutant la publication du Galignani’s Messenger, quotidien de référence de la communauté anglophone du Continent. Les plus grands auteurs anglais de l’époque contribuent au journal et leurs livres sont édités par les Galignani (Byron, Wordsworth, Thackeray, Scott…) qui s’installent en 1856 à l’adresse actuelle.

En 1882, William Galignani cède à son neveu, Charles Jeancourt-Galignani, l’entreprise dont les descendants directs sont encore aujourd’hui les propriétaires. Le journal et la maison d’édition sont arrêtés au début du XXesiècle mais la librairie prospère. Pendant l’occupation allemande, ne pouvant se fournir auprès des éditeurs anglais, André Jeancourt-Galignani ouvre un rayon de livres d’art qui connaît depuis l’après-guerre un immense succès.

Aujourd’hui, fidèle à sa tradition, Galignani s’attache plus que jamais à servir une clientèle exigeante. Par leur sélection d’ouvrages anglo-américains, français et de beaux-arts international, les libraires de Galignani attirent les lecteurs les plus curieux et les plus cultivés de Paris … et d’ailleurs.

Ceux qui ne trouvent pas sur les rayonnages (qui datent de 1930…) le livre de leur choix peuvent en faire la commande auprès d’un service spécialisé qui saura le trouver parmi le fonds des éditeurs ou, s’il est épuisé, le rechercher en « antiquariat »… Et si nécessaire, il pourra aussi être expédié. »

Amateur de livres d’art, de grands classiques de la littérature anglaise, en VO et dans des éditions qui font battre ton coeur, la librairie Galignani est pour toi. Et si tu vois dans un coin près d’une pile de livres une jeune fille en admiration totale devant le coffret Dickens relié – édition limitée -, passant amoureusement le plat de la main pour la centième fois sur un titre aimé, ou encore les yeux brillants de curiosité devant l’édition anglaise de Je sais Cuisiner chez Phaidon (une oeuvre d’art, dix mille fois plus sexy que la version française type Maïté), ça peut être moi, passe dire bonjour !

Des vendeurs de bon conseil et qui aiment leur métier, un cadre exceptionnel qui invite à la lecture, un choix exceptionnel en VO et en beaux livres que je n’ai jamais trouvé ailleurs, de jolis petits marque pages offerts avec chaque livre, je vous met au défi de partir sans rien. Personnellement, je n’ai jamais pu. Et souvent dans mes rêveries je revois ce coffret que j’aurais définitivement dû prendre :

Au plaisir de vous y croiser,

224, rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : + 33 (0)1 42 60 76 07
Fax : + 33 (0)1 42 86 09 31
Email : galignani@galignani.com

La librairie est ouverte du lundi au samedi de 10h à 19h.

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